Shane Michael Urban
21 septembre 1977 - 11 septembre 1980
Le 6 septembre 1980, j'étais à l'extérieur de la ville, et mon amie, qui vivait dans l'autre logement du duplex que nous louons, gardait mes enfants : Aimée, 4 mois ½ et Shane, presque 3 ans. Une heure environ après mon départ, mon fils Shane, est tombé malade. Il avait des vomissements et une FORTE fièvre. Mon amie a pris sa température. Il avait 106 de fièvre, et peut-être plus puisqu'un thermomètre ne va pas au-delà de 106. Elle a alors appelé le cabinet de mon pédiatre à plusieurs reprises. Elle s'est fait dire que les enfants avaient de fortes fièvres et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. (Je ne pense pas que 106 soit une température NORMALE pour un enfant.)
Mon amie s'est fait entre autres dire que si mon enfant n'allait pas mieux d'ici lundi (on était samedi), il faudrait le faire voir par un médecin. On lui a dit de lui faire prendre un bain pour faire baisser sa fièvre, ce qu'elle fit, mais sans résultat. Elle a également appelé plusieurs fois la salle des urgences. Elle était hors d'elle. On lui a dit en outre que l'on ne traiterait pas l'enfant sans le consentement des parents. (Il valait mieux pour eux que l'enfant meurt plutôt que d'avoir une faute professionnelle sur les bras, je suppose, ce qui ne serait pas arrivé). Apparemment, ma sœur est venue à la maison et a conduit Shane à la salle des urgences la plus proche. Mon fils était inconscient. À ce moment-là, qui sait pour quelle raison, nos deux hôpitaux faisaient quelque chose d'étrange. Certains jours, un prenait les appels d'urgence et les autres jours, c'était l'autre salle d'urgence qui les prenait. Or, sérieusement, quelqu'un ayant une urgence médicale ne devrait pas se demander quel est l'hôpital ouvert pour les urgences aujourd'hui. Ridicule. D'autant plus qu'il y avait un personnel médical de service dans la salle des urgences de l'hôpital qui n'était pas ouvert pour les urgences ce jour-là.
Quand je suis revenue en ville et que j'ai appris que Shane était à l'hôpital, j'y ai accouru. Shane était inconscient et personne ne faisait quoi que ce soit. On avait pris sa température. Autant que je sache, c'est tout ce que l'on a fait. Même si mon enfant était inconscient, on n'avait pas appelé de médecin ni même cherché à savoir s'il y en avait un à l'hôpital. On m'a alors demandé de l'amener à l'autre hôpital pour qu'il puisse recevoir des soins d'urgence. Il n'a jamais repris connaissance. Il est entré dans le coma peu après notre arrivée au deuxième hôpital. C'est dire dans quel état il était. Cela m'a pris probablement entre 5 et 10 minutes pour me rendre au deuxième hôpital. Miraculeusement, son médecin est arrivé. On l'avait probablement appelé avant cela. On a fait une ponction lombaire et confirmé une méningite.
Pour moi, il aurait pu avoir une intoxication alimentaire ou une appendicite. QUI SAIT ? Le cabinet du médecin et la salle des urgences auraient dû réagir sans réfléchir à leur faute professionnelle éventuelle. Ces gens ont fait le serment de sauver des vies. Mon fils serait probablement vivant s'il avait reçu ses soins. Je me pose la question suivante : les professionnels de la santé sont-ils trop préoccupés par les questions de faute professionnelle pour administrer des soins de survie ? Quelle perte de talent ! J'ai lu trop d'histoires dans lesquelles l'enfant était renvoyé chez lui après qu'on ait diagnostiqué une grippe.
Janet
Kansas