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LA VIE APRÈS UNE MÉNINGITE

En octobre 1996, à l'âge de 43 ans, j'ai contracté une méningite à la suite de l'implantation d'un shunt péritonéo-lombaire. Des cultures ont été effectuées, mais au départ les résultats n'ont pas été concluants. Finalement, on a décelé la présence de Mycobacterium smegamatis (lointain cousin du micro-organisme causant la tuberculose). On en savait peu sur à ce type de méningite bactérienne. On nous a informés que très peu de cas avaient été signalés dans le monde entier et qu'on n'avait relevé aucun cas d'invasion par la moelle épinière, comme cela a été mon cas, causant la paralysie.

Entre les mois d'octobre 1996 et de mai 1997, j'ai été plusieurs fois hospitalisée et je me souviens très peu des événements entre les mois décembre 1996 et de mai 1997. On a essayé divers traitements pharmacologiques, qui ont donné des résultats différents. J'ai eu une crise épileptique et contracté un rash maculopapuleux. Avant de me mettre sous médicament, on m'a fait suivre un traitement par Prednisone.

En mai 1997, on a effectué un prélèvement des méninges. On m'a prescrit divers médicaments durant mon séjour à l'hôpital qui a duré jusqu'en août 1997. À ce moment-là, on m'a envoyée au Glenrose Rehabilitation Hospital d'Edmonton pour suivre des traitements de rééducation, ayant perdu l'usage de mes jambes et la capacité d'accomplir des tâches simples, comme m'asseoir ou m'habiller seule. Je suis sortie de l'hôpital Glenrose en octobre 1997, mais en fauteuil roulant.

Au cours des mois suivants, j'ai fait de la physiothérapie tous les jours. En juin 1998, j'ai commencé à marcher avec une canne. À la fin de l'été, j'étais capable de marcher sans aide.

Bien que j'aie retrouvé l'usage de mes jambes, j'ai perdu l'ouïe (en raison de l'un des médicaments utilisés pour traiter la méningite). Je souffre aussi d'un trouble de l'équilibre, de maux de tête, d'incontinence et de fatigue. La méningite a détruit une partie de ma vie qui ne reviendra jamais. J'estime avoir la chance d'être vivante et pour cette raison je dois remercier ma famille et les médecins, tous ayant travaillé si fort pour que je me rétablisse.

Nola.