Je m'appelle Caroline Bertin.
Je ne me souviens pas très bien de mon histoire. Je me rappelle seulement qu'il y a tout juste deux ans, en mai 2005, je suis rentrée à la maison un soir, me suis allongée sur le canapé et j'ai bavardé avec ma mère. La tête me brûlait, mais je pensais avoir autre chose qu'un mal de tête. Comme j'avais aussi mal à la nuque, j'ai décidé d'en parler à maman. Un peu inquiète, ma mère m'a amenée à la salle des urgences de l'hôpital de notre localité. J'ai attendu quelque temps dans la salle d'attente avant d'être vue par un médecin qui a ordonné des analyses sanguines. Comme on ne savait au juste ce que j'avais, j'ai été hospitalisée. J'ai subi un examen tomodensitométrique cérébral. On a vu quelque chose d'étrange à l'écran. On m'a mise sous antibiotiques croyant que j'avais contracté une méningite virale, ce qui s'est avéré vrai. On m'a aussi fait une ponction lombaire et je suis retournée dans ma chambre. Quelques jours plus tard, on m'a transférée à l'hôpital d'Halifax, en Nouvelle-Écosse parce qu'on ne savait pas ce qu'on avait vu sur le cliché tomodensitométrique. Après quelques heures de vol, je suis arrivée à l'hôpital à 4 heures du matin. J'y suis restée quatre jours. Parce que je suis restée couchée longtemps sur un lit dur, il m'a été impossible de marcher pendant quelques jours. On a diagnostiqué une méningite virale et une sinusite. J'ai vomi à quelques reprises. J'ai eu de la chance d'entrer à l'hôpital à temps. Cela aurait pu être tellement plus grave.