Brett Michael Martin Danylyshen
15 juin 1981 - 14 octobre 2000
Notre fils Brett venait de commencer sa première année d'études en administration des affaires au NAIT. Il vivait seul dans l'appartement qu'il venait d' aménager, en juillet. Avant de s'y installer, il avait vécu avec son frère aîné Nicholas, qui était au service de PeBen Industries, à Nisku. Il était dans le feu de l'action quand il est tombé malade. Nous habitons Veteran, ville située à trois bonnes heures de route au sud-est d'Edmonton.
Le 4 octobre, Brett m'a téléphoné à sept heures du matin. Il ne se sentait pas bien. Il avait été malade la veille et avait consulté un médecin au Doxx, dans le Kingsway Mall. Je lui ai demandé ce qu'il avait. Il avait si mal aux jointures, aux genoux, aux coudes, aux hanches et aux épaules qu'il pouvait à peine marcher. Le médecin qu'il avait consulté la veille avait diagnostiqué une grippe. Bertt m'a dit que ce médecin s'était à peine occupé de lui et qu'il ne l'avait pas vraiment examiné. Apparemment, celui-ci avait pris un prélèvement des sécrétions de sa gorge et a dit à Brett qu'il allait avoir les résultats des cultures au cours des 24 heures qui suivraient. Il a dit à Brett de rentrer chez lui, de prendre du TylenolMC et de se gargariser avec de l'eau salée. Brett m'a raconté qu'il avait dormi un peu dans l'après-midi et dans la soirée et qu'il s'était réveillé à 22 h 30. Il n'avait pas dormi par la suite. Il avait une blessure qui ressemblait à un piqûre d'insecte sur le bout d'un pied. Comme il avait joué au hockey la fin de semaine précédente, il pensait avoir une ampoule. Il semblait inquiet au téléphone. Je lui ai demandé s'il pouvait manger et boire et m'a répondu qu'il avait vomi plusieurs fois. Je lui dit de retourner voir le médecin et que s'il ne s'occupait de lui, de se rendre au service des urgences du Royal Alexandra Hospital, qui est le plus proche. Je lui ai aussi demandé s'il voulait que je vienne le voir. Il m'a répondu qu'il ne voulait pas me déranger et qu'il allait retourner voir le médecin. J'ai présumé qu'il m'avait téléphoné juste pour s'assurer qu'il avait bien fait ce qu'il fallait faire. Avant de le quitte, je lui ai dit que j'allais passer toute la journée au Coronation Health Centre, de huit heures jusqu'à 16 heures, pour assister à une séance de formation. En cas de besoin, il devait téléphoner à son père.
Au cours de l'avant-midi, Brett aurait téléphoné plusieurs fois à la maison, à l'école de Veteran dont Bernie est le directeur et au Coronation Health Centre, où je me trouvais. Vers 13 heures, j'ai reçu un message de mon mari me demandant de l'appeler. Bernie m'a dit que Brett lui avait téléphoné. Il lui avait conseillé de se rendre en taxi ou en ambulance à l'hôpital parce qu'il semblait très malade. J'ai alors téléphoné à Brett, qui a fini par répondre après plusieurs coups de sonnerie. Il semblait si faible et mal en point que je lui ai dit d'appeler le 911. C'est alors qu'il a commencé à pleurer. Il semblait confus et désorienté. Je lui ai demandé s'il pouvait boire quelque chose et m'a répondu qu'il ne pouvait rien garder. Il vomissait. Je lui ai alors demandé de raccrocher. J'allais appeler l'ambulance pour qu'on le transporte à l'hôpital. Bertt m'a répondu qu'il était d'accord.
J'ai appelé le 911, à partir du Coronation Assisted Living Complex. J'ai expliqué à la téléphoniste que j'appelais du Coronation Complex en raison d'une urgence. Je voulais qu'on aille chercher mon fils en ambulance à Edmonton et qu'on le transporte à l'hôpital. J'ai fourni tous les détails que mon fils m'avait donnés : les douleurs aux articulations, les vomissements, etc. La téléphoniste m'a répondu : « Vous appelez à Wainwright, madame, je ne peux pas appeler une ambulance à Edmonton.» Je lui ai répondu que je me foutais bien. Mon fils avait besoin d'une ambulance et d'aide médicale. La téléphoniste a alors appelé le service de répartition de Red Deer, qui est le centre de répartition de la GRC. Elle m'a dit de demander la communication avec le centre de répartition d'Edmonton, ce que j'ai fait. Quelqu'un à Red Deer m'a répondu : « C'est la GRC ici, pas un service d'ambulance. » J'ai alors demandé qu'on me donne un numéro de téléphone que je pouvais utiliser. On a fini par me dire d'appeler la téléphoniste et de demander le service d'ambulance d'Edmonton. J'ai fini par joindre un répartiteur à Edmonton. Je lui ai expliqué ce que je voulais qu'on fasse pour Brett et fourni tous les détails : douleurs intenses aux articulations, grande difficulté à marcher, vomissements, impossibilité de garder quoi que ce soit, consultation d'un médecin la veille, j'étais inquiète, il était inquiet, etc., etc. Le répartiteur m'a dit qu'une ambulance était en route. Il m'a posé une question sur le système de sécurité de l'immeuble de Brett. Comme je ne savais rien vraiment là-dessus, le répartiteur m'a demandé de raccrocher et de laisser la ligne de téléphone de Brett libre parce qu'on allait l'appeler. J'ai alors donné au répartiteur le numéro de téléphone d'où j'appelais. J'ai ensuite attendu environ 10 minutes. À 13 h 20, n'en pouvant plus, j'ai téléphoné à Brett. Pas de réponse. J'ai téléphoné de nouveau et Brett a fini par décrocher. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas me parler et que les ambulanciers étaient là. Je lui ai demandé à quel hôpital on l'amenait. Il avait raccroché.
J'étais soulagée d'apprendre que l'ambulance était arrivée. Je me suis assise un moment pour reprendre mes esprits. Une compagne de travail, qui était restée à mes côtés pendant tous mes appels téléphoniques, m'a demandé si Brett avait été vacciné contre la méningite, au début de l'année. J'en savais rien. Je suis rentrée à Veteran, j'ai mis quelques effets dans un sac, téléphoné à mon bureau et joint mon mari pour l'informer de ce qui se passait. Lorsque j'ai téléphoné à mon bureau, la secrétaire s'est informée de l'état de Brett. Après lui avoir décrit ses symptômes, elle m'a dit : « Mon Dieu, Bonnie, j'espère que ce n'est pas la méningite. » Je l'espérais aussi. Il était 14 h 30 lorsque je me suis mise en route vers Edmonton.
Arrivée à Camrose, je me suis aperçue que mon téléphone cellulaire était hors service. J'ai donc téléphoné à notre fils aîné Nicholas, à son travail à Edmonton, pour lui dire que j'arrivais et que son frère était malade. C'est alors que Nicholas m'a appris que son père l'avait joint plus tôt et que Brett lui avait dit que les ambulanciers ne l'avaient transporté nulle part. Nicholas avait alors téléphoné à un ami pour qu'ils passent prendre Brett et l'amener à l'hôpital. J'étais complètement ahurie. J'ai téléphoné à Bernie qui m'a confirmé le fait que Brett l'avait appelé pour lui dire que les ambulanciers ne l'avaient pas amené à l'hôpital. Brett avait marmoné quelque chose pour leur demander de l'amener à l'hôpital de l'ouest de la ville. On n'est pas sûr de comprendre ce qui s'est passé. Bernie m'a dit que Brett pensait avoir la varicelle. Je lui ai répondu que notre fils avait déjà eu la varicelle. Je croyais qu'il avait contracté une méningite. J'ai continué de rouler sans sans savoir quoi que ce soit sauf qu'il fallait que je continue de rouler. J'étais aux abords de la ville quand Nicholas m'a appelée pour me dire qu'il avait téléphoné à la salle des urgences du Royal Alexandra Hospital et qu'on lui avait confirmé que Brett y était. Il ne savait pas comment son frère y était arrivé. Quand son ami et lui étaient arrivés pour le prendre, il n'était pas chez lui. On n'a jamais su tous les détails.
J'ai continué de rouler, je suis passée prendre Nicholas et on s'est précipités vers le Royal Alexandra Hospital. Tout juste comme on laissait la voiture sur le terrain de stationnement du service des urgences, mon téléphone a sonné. C'était Bernie qui m'informait que Brett venait de l'appeler et qu'il était rentré chez lui. Il s'était rendu à l'hôpital mais comme il y avait trois heures d'attente, il avait décidé de retourner chez lui. Fous d'inquiétude, on s'est précipité chez lui. On s'est appuyé contre la sonnette et il a fini par nous ouvrir la porte. On est monté à son appartement et on l'a aperçu, des points violets sur tout le corps, même dans le blanc des yeux. Il avait les ongles d'orteils violets, les lèvres sèches et crevassées. Il titubait, transpirait beaucoup, était complètement déboussolé, faible et désorienté. Il a résisté un peu lorsque je l'ai aidé à enfiler un veston et des sandales. Il marmonnait qu'il voulait voir un médecin ailleurs. Il n'était pas très cohérent. Je lui dit qu'on l'amenait tout de suite à l'hôpital. On n'est pas resté longtemps chez lui, juste le temps de lui enfiler un veston, des sandales et de chercher rapidement ses clés et son portefeuille. L'appartement était tout en désordre. Il y avait des serviettes et des vêtements mouillés partout. Brett avait son bracelet d'hôpital au poignet. Je lui ai demandé pourquoi il avait quitté l'hôpital. Il m'a répondu qu'il n'y avait pas de place pour qu'il puisse se coucher. On ne lui avait rien donné qui puisse le faire vomir. Ni eau ni rien d'autre. On lui a dit qu'il avait trois heures d'attente avant de voir un médecin. C'est à peu près toutes les explications que j'ai obtenues de lui.
Nicholas et moi l'avons aidé à sortir de son appartement, à descendre deux volées d'escalier, puis à descendre l'autre escalier entre l'entrée de l'immeuble et le trottoir. On l'a fait monter dans la camionnette. On arrivait à peine le soutenir. Il trébuchait partout. Je ne sais réellement pas comment on est arrivé à le bouger car il est beaucoup plus costaud que nous deux. On s'est précipité vers le Royal Alexandra Hospital. On a laissé la camionnette dans l'aire réservée aux ambulances. On a attrapé un fauteuil roulant et l'a poussé jusqu'à l'intérieur. L'infirmière à l'accueil doit l'avoir reconnu parce qu'elle lui a demandé pourquoi il avait quitté l'hôpital. Brett ne lui a pas répondu. Il avait de la difficulté à respirer. J'ai laissé Bertt avec Nicholas pour placer la camionnette dans le terrain de stationnement de l'hôpital. Je suis revenue en courant. Brett était toujours assis à l'accueil, en détresse. Il a demandé à boire. Son frère a demandé à l'infirmière si on pouvait lui donner un peu d'eau. L'infirmière lui a répondu non parce qu'il avait vomi. On lui a demandé s'il avait mal à la tête et s'il pouvait toucher sa poitrine avec le menton. Puis, personne ne lui posé d'autres questions. On s'est contenté de le regarder fixement.
On l'a amené en fauteuil roulant dans une salle où un médecin l'a examiné rapidement. N'en pouvant plus, Nicholas est allé s'asseoir dans la salle d'attente. J'ai aidé le médecin à enlever le veston et la chemise de Brett. On lui a demandé son nom. Il a répondu. Le médecin s'est mis un masque de chirurgien et a demandé à tout le monde, sauf à moi, d'en faire autant. Brett a demandé de l'oxygène. Le médecin lui a mis un masque mais ne l'a pas attaché. Brett a retiré son masque. Il suffoquait. Le médecin m'a demandé si j'allais bien. Je lui ai répondu oui. Elle m'a dit que mon fils était très malade. Je lui ai répondu que je savais ce qu'il avait. On lui a dit qu'on allait faire vite, qu'il recevrait une intraveineuse dans le bras, qu'il fallait lui poser un brassard de tensiomètre autour du bras et je ne me souviens plus quoi d'autre.
On l'a amené à la salle de traumatologie. Je l'ai suivi en essayant de ne gêner personne. Il y avait plusieurs personnes dans la salle. Brett n'avait plus aucune réaction. L'infirmière qui essayait de lui faire une intraveineuse a dit qu'elle n'arrivait pas à trouver une veine. On a dit qu'il fallait l'intuber. On a répété cela deux fois, puis on a fait venir un autre médecin. Le médecin est arrivé, m'a aperçue et a ordonné à une infirmière de m'amener dans la salle de recueillement. Brett est mort avant même que je quitte la salle. Je le savais mais je ne pouvais pas y croire. Il était étendu là. Il était mort devant moi. Je suis allée retrouver Nicholas et ensemble, on est allé s'asseoir dans la salle de recueillement. Il était 18 h 30. J'ai demandé à Nicholas d'aller se laver les mains parce que Brett avait contracté une méningite. Lorsqu'il est revenu de la salle de toilette, j'ai appelé mon mari avec mon téléphone cellulaire. Je lui ai dit que la situation ne s'annonçait pas bien. Mais je ne voulais pas lui dire que je pensais que Brett était mort. Je ne pouvais pas lui dire cela.
Bernie voulait quitter tout de suite. Mais je lui demandé d'attendre. On était en train d'intuber Brett. J'allais l'appeler dès qu'on finirait de relier Brett à toutes sortes de machines et qu'on l'amènerait au service des soins intensifs. Je ne pouvais pas dire la vérité à mon mari. On a attendu trente minutes. Nicholas continuait à me dire que Brett était fort et qu'il s'en sortirait. Le médecin est arrivé, a fermé la porte et s'est présentée. C'était la docteure Pozgay. Après nous avoir fait un court résumé, elle nous a annoncé que Brett était mort. Nicholas a fondu en larmes. Il sanglotait et appelait son frère. Je m'en voulais d'être incapable de consoler mon fils. Je me sentais vidée. J'ai dit au médecin que j'avais appelé une ambulance plus tôt et lui demandé pourquoi on n'avait pas transporté mon fils. Le médecin m'a répondu qu'on allait examiner ce problème. J'ai dû téléphoner à Bernie pour lui apprendre la mort de notre benjamin. Bernie était incrédule. Nicholas lui a parlé quelques minutes au téléphone. Bernie a tout de suite pris la route en direction d'Edmonton. J'étais inquiète parce qu'il allait rouler pendant trois heures dans son état. On a fait entrer l'infirmière qui était à l'accueil au moment de l'arrivée de Brett à la salle des urgences. Elle m'a dit que Brett avait retroussé sa chemise pour lui montrer les points de couleur qu'il avait aux bras. Il croyait avoir la varicelle. L'infirmière lui avait demandé s'il avait contracté la varicelle quand il était petit. Il lui avait répondu oui. Elle lui avait dit qu'elle ne pensait pas qu'il avait la varicelle. Lorsque son tour était arrivé et qu'on l'a appelé, il était parti. J'étais déconcertée et muette. Je pense que j'étais en état de choc.
Le docteur nous amenés, Nicholas et moi, voir Brett. On a dû porter un masque. Il était tout enveloppé, sauf à la tête. Il était encore intubé, le tube collé avec du ruban. Le médecin nous a dit qu'il fallait le laisser ainsi jusqu'à l'arrivée du médecin légiste. Nicholas pleurait à chaudes larmes. Il parlait à son frère et s'accrochait à lui. Cela me fendait le cœur. J'ai encore le cœur brisé. J'espérais que Brett ouvre les yeux, nous fasse un petit sourire narquois, et saute de cette table. On a fini par quitter la salle. J'ai caressé ses cheveux bouclée et je lui ais dit : « Adieu, mon amour ». Ce fut la dernière fois qu'on l'a vu.
Son image est gravée dans ma mémoire. Je me sentais si impuissante et coupable. On est retourné dans la salle de recueillement. On a vu des personnes y entrer et en sortir. Tout ce que je voulais, c'était quitter l'hôpital. Une personne du service de la pastorale est passée nous voir. Mais pêrsonne n'avait grand-chose à dire. Tout ce qu'on voulait, c'était quitter l'hôpital. La docteure nous a dit que les seules mesures de précaution qui s'imposaient, c'était de se laver les mains et de prendre des antibiotiques. Elle nous a donné chacun un comprimé sous vide. Sur l'envers de l'emballage, j'ai lu CiproMC. J'ai lui ai rendu le comprimé en lui disant que j'étais allergique à ce sulfamide. Nicholas, lui, est allergique à la pénicilline. Elle ne nous avait même pas demandé si on souffrait d'allergies. Elle a fini par me remettre un ordonnance de RifadinMC et Nicholas a pris le comprimé de CiproMC. C'est ce qu'on appelle de l'aide !
Je leur ai dit que les questions de santé publique me préoccupaient beaucoup. La docteure m'a dit que les autorités responsables de la santé publique allaient vérifier tous les contacts que Brett avait eus. Elle m'a aussi demandé de lui raconter tous les événements de la journée. On a fini par sortir de l'hôpital.
On est retourné à l'appartement de Nicholas. J'ai commencé à téléphoner à des membres de la famillet et des amis. Mon cauchemar a continué. On n'est entré à Veteran que tard durant la soirée du lendemain, le 5 octobre. Le 6, j'ai téléphoné au Royal Alexandra Hospital pour dire qu'on permettait aux médias de divulguer l'identité de Brett. On était très préoccupé par le fait qu'il y avait des gens qui avaient peut-être connu Brett et qui allaient apprendre la nouvelle par les journaux, la télévision, etc. Sur notre chemin du retour, ce soir-là, chaque demi-heure, on annonçait à la radio qu'un jeune de 19 ans était mort d'une méningite. Mon fils portait un nom et avait une identité. Il était le fils, le frère ou l'ami de quelqu'un. Pourquoi alors ne devait-on pas révéler son identité ? Le responsable des relations avec les médias de Capital Health, Steve Buick, a été très gentil. J'ai d'abord cru qu'il avait été obligé de nous dire de ne pas divulguer l'identité de notre fils. Il nous a expliqué entre autres qu'on allait être ennuyé par la presse. Je lui ai dit que j'allais bien accueillir les journalistes.
Je n'ai pas eu le temps de pleurer la mort de notre fils. On s'est occupé à accorder des entrevues aux journalistes de la presse et de la télévision. J'ai essayé d'obtenir des explications de l'hôpital et du service d'intervention d'urgence d'Edmonton. On estime que notre fils a été mal servi par le système de soins de santé. On exige des explications. Mais elles sont très lentes à venir.
Les autorités du Royal Alexandra Hospital ont promis de divulguer les résultats de leur enquête interne sur les circonstances de la mort de Brett. Les responsables du service d'intervention d'urgence nous ont dit qu'on obtiendrait tous les renseignements qu'on désirait à condition de signer une attestation autorisant l'accès à ces renseignements. La vie privée de Brett est protégée par la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée. Je ne sais quoi penser. On n'a encore rien signé.
Bonnie Danylyshen
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