Histoire de Brenda
Je suis la sœur aînée de Brenda. Le 2 janvier 2000, j'ai appris la terrible nouvelle que ma sœur avait contracté une septicemie à méningocoques. On ne lui donnait pas plus de 24 heures à vivre.
Ma sœur vit à Buckinghamshire, en Angleterre. Tout ce que je pouvais faire, c'était de m'asseoir à côté du téléphone et d'attendre des nouvelles. Finalement, il a fallu attendre plus de trois mois avant que l'on soit presque sûr que Brenda survivrait. Non seulement avait-elle contracté une méningite de type C, mais encore une infection au staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM) suivie d'une infection à Pseudomonas (deux micro-organismes résistants aux antibiotiques). N'eût été de sa forte constitution, elle n'aurait pas survécu à tout cela.
Pour lui sauver la vie, mon beau-frère a autorisé l'amputation de ses deux jambes au-dessous du genou. On nous dit aujourd'hui qu'elle a été très chanceuse que la maladie épargne ses mains, quoiqu'elle ait perdu les tendons du revers de la main droite et une partie du cubitus du bras droit. Elle a subi d'importantes greffes de peau parce que de grandes parties de ses bras et de son dos avaient aussi été touchées. Au total, Brenda est restée à l'hôpital pendant six mois. Après son congé, elle a fréquenté une clinique de physiothérapie deux fois par semaine et une clinique pour personnes ayant des prothèses deux autres jours par semaine (heureusement, des conducteurs bénévoles venaient la chercher à la maison pour l'amener à ses rendez-vous).
Brenda avait 58 ans au moment où elle est tombée malade. Elle était professeure d'éducation physique. Gâce à sa détermination et à l'immense soutien de ses employeurs, elle a repris son travail de directrice de service en septembre, cette même année. À l'heure actuelle, elle ne fréquente qu'une clinique d'endocrinologie. Elle espère cesser fréquenter cette clinique bientôt. Pour les déplacements de courte distance, Brenda se sert d'un fauteuil électrique. Pour son travail et ses rendez-vous, une voiture adaptée.
Elle a reçu d'excellents soins à la clinique pour personnes ayant des prothèses d'Oxford. Comme la peau de ses moignons est fragile, on lui fait porter des coussinets en gel qui s'ajustent au bout de ses membres amputés. Elle doit éviter de marcher trop longtemps et de se blesser parce que cela l'obligerait à se passer de ses jambes artificielles pendant un certain temps et à attendre la guérison de ses blessures.
J'aimerais insister sur le fait que la méningite ne frappe non seulement les sujets jeunes mais aussi les sujets plus âgés. Je désire aussi vous remercier pour votre excellent site Web. Si seulement je l'avais trouvé plus tôt. Ma fille a fait des pieds et des mains pour trouver de l'information. Elle n'avait trouvé que des sites Web d'hôpitaux et de centres médicaux dont le contenu, à vrai dire, n'était pas très utile.
J'ai trouvé votre rubrique sur la septicémie à méningocoques très instructive. Les témoignages m'ont aussi été utiles, surtout celui d'Helen Smith à qui j'ai envoyé par courriel l'histoire de Brenda. Incidemment, Brenda est chronométeur principal à la piscine pour personnes handicapées de Stoke Mandeville. Il se pourrait bien qu'Helen et elle finissent par se rencontrer un jour.
Continuez votre excellent travail tout en accordant une attention spéciale à la septicémie à méningocoques. J'estime que cette maladie est bien plus grave que la méningite « ordinaire ». J'ai été surprise d'apprendre combien de professionnels de la santé n'avaient jamais entendu parler de cette maladie. Je vous remercie, encore une fois.
Patricia Repuski