FAQs

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Méningite

Q. Combien de temps s’écouletil entre l’infection par la bactérie et le décès?

R. Nous ignorons quel laps de temps s’écoule entre l’infection par la bactérie et l’apparition de la méningite. On pense qu’il est relativement court, soit un ou deux jours après la colonisation du nez et de la gorge par la bactérie. Le décès dû à la méningite est généralement fulgurant (il survient moins d’un jour après l’apparition de la fièvre), mais heureusement rare.

Q. La méningite estelle contagieuse? Doisje me soumettre à un test de dépistage si mon petit ami a contracté l’infection?

R. Tout dépend de la cause. Si l’infection est due à des bactéries appelées méningocoques, elle est contagieuse et se transmet par contacts physiques directs ou étroits, par exemple entre personnes qui vivent sous le même toit, qui s’embrassent ou qui boivent au même verre. Les personnes qui se trouvent en contact étroit avec des sujets ayant contracté une méningite à méningocoque courent un risque, faible mais bien réel, de contracter l’infection à leur tour et devraient prendre des antibiotiques à titre préventif.

Q. L’inflammation de la moelle épinière associée à une méningite contractée par un nourrisson atelle des séquelles qui se manifestent à l’âge adulte? Quelles sont-elles?

R. Les lésions causées par la méningite surviennent pendant la phase aiguë de la maladie. Il est parfois difficile de déceler ces lésions chez le nourrisson, dont le cerveau n’est pas complètement formé. Il arrive que des troubles du langage et de l’apprentissage ne soient perceptibles qu’ultérieurement, lorsque l’enfant fréquente l’école. Cependant, aucune séquelle ne risque de se manifester pour la première fois lorsque le sujet aura atteint l’âge adulte.

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Méningite à Hib

Q. Pourquoi ma fille atelle contracté une méningite à Haemophilus influenzae et une bactériémie?

R. Haemophilus influenzae de type b, ou Hib pour faire plus court, est une bactérie qui peut causer une méningite, une bactériémie (infection du sang), une pneumonie et d’autres infections graves. Elle est devenue très rare au Canada et dans les autres pays où le vaccin anti-Hib est administré.

Le vaccin antiHib est l’un des composants du vaccin combiné recommandé chez tous les nourrissons et est administré à deux, quatre et six mois, plus une dose de rappel à 18 mois. Il est très efficace pour prévenir l’infection à Hib, sans toutefois être efficace à 100 %.

Hib n’infecte que l’humain. Il colonise le fond du nez et de la gorge. Les personnes immunisées contre Hib peuvent tout de même porter cette bactérie dans le nez et la gorge, et transmettre l’infection. La transmission se fait par contact étroit, lorsqu’on échange un baiser par exemple, ou par émission de microgouttelettes ou de sécrétions provenant du nez et de la gorge, lorsque l’on tousse, que l’on parle ou que l’on éternue.

Il est impossible de savoir avec certitude comment votre fille a été exposée à Hib, mais il est certain qu’une personne entrée en contact étroit avec elle était porteuse de la bactérie. Il est impossible pour une personne de savoir si elle est porteuse ou non de la bactérie étant donné qu’elle ne tombera pas malade dès lors qu’elle aura fabriqué des anticorps protecteurs.

La plupart des bébés naissent avec les anticorps protecteurs que leur a transmis leur mère, ceux-ci traversant le placenta pendant le dernier trimestre de la grossesse. La plupart des mères possèdent des anticorps dirigés contre Hib, de sorte que la plupart des nouveau-nés jouissent d’une protection pendant les quelques mois qui suivent la naissance. Si le bébé naît prématurément (avant la 32e semaine de grossesse), il ne possédera pas d’anticorps et courra le risque de contracter une infection à Hib s’il est exposé à la bactérie.

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Vaccins contre la méningite

Q. Quelle différence yatil entre les vaccins suivants : Prevnar MD, Menjugate MD (ou Meningitec MD et NeisVac-C MD) et Menactra MD?

R. Prevnar MD est le nom de marque d’un vaccin qui contribue à protéger contre une bactérie appelée pneumocoque. Le pneumocoque est une cause majeure de méningite et d’autres infections telles que la pneumonie. Il s’agit également d’une cause majeure d’infections auriculaires (de l’oreille) chez l’enfant. Prevnar MD contient sept vaccins différents qui agissent contre les sept souches de pneumocoques les plus fréquentes.

Menjugate MD est le nom de marque d’un vaccin administré aux enfants pour lutter contre une bactérie appelée méningocoque du groupe C. Les souches de méningocoques du groupe C causent la méningite et des infections de la circulation sanguine. Deux autres vaccins similaires sont disponibles au Canada : NeissVac-C MD et Meningitec MD.

Menactra MD est le nom de marque d’un nouveau vaccine qui contribue à protéger contre les souches de méningocoques des groupes A, C, Y et W135. Il est approuvé chez les enfants de deux ans et plus, chez les adolescents et les adultes.

Q. Les vaccins antiméningococciques sontils sûrs?

R. Tous les vaccins antiméningococciques sont très sûrs. Plusieurs millions de doses du vaccin contre les souches du groupe C ont été administrée en Angleterre au cours des huit dernières années sans qu’aucun effet indésirable grave n’ait été observé. Le vaccin contre le groupe C est administré systématiquement aux nourrissons et aux adolescents canadiens sans qu’aucune réaction grave n’ait été signalée. Le nouveau vaccin conjugué contre les groupes A, C, Y et W135, Menactra MD, a été administré à plusieurs millions d’adolescents aux ÉtatsUnis.

Q. Combien de temps le vaccin contre la méningite à méningocoque du groupe C estil efficace?

R. La protection s’est maintenue pendant quatre ou cinq ans chez les enfants vaccinés à l’âge de deux ans ou plus. Chez les nourrissons vaccinés avant l’âge de deux ans, un niveau de protection très élevé persiste pendant un an, pour diminuer ensuite. Les enfants ayant reçu le vaccin avant l’âge de deux ans devront probablement recevoir une injection de rappel vers l’âge de deux ans pour maintenir l’immunité jusqu’à l’adolescence.

Q. Ma fille âgée de 20 ans a reçu une ordonnance de MenjugateMD. Y-a-t-il un test qui permette de savoir si elle a fabriqué ses propres anticorps avant de lui administrer le vaccin?

R. La réponse est sans appel : Oui.
Le risque de méningite est plus élevé chez les étudiants du collégial que chez les adolescents et les jeunes adultes du même âge qui ne fréquentent pas un établissement d’enseignement supérieur . La différence n’est pas bien grande, mais le vaccin est si sûr et efficace que je le recommande aux étudiants de première année. La vaccination est par ailleurs obligatoire dans de nombreux États américains.

Q. Should I have my daughter get the shot for attending college as a freshman?

A. The simple answer is: Yes.
The risk of meningitis in college students is increased compared to adolescents and young adults of the same age who do not attend college. The increased risk is not very large, but the vaccine is so safe and so effective that I recommend that college freshmen be vaccinated. Many states require vaccination

Q. Que renferme le vaccin contre la méningite? Contient-il du sang ou des dérivés sanguins?

R. Il existe trois types de vaccins contre la méningite destinés aux nourrissons. Ces vaccins sont efficaces contre les trois principales bactéries responsables de la méningite. Les trois types de vaccins en question sont les suivants :

  • Le vaccin conjugué contre Haemophilus b (ActHIB MD), contenu dans le vaccin combiné pour nourrissons PENTACEL MD. Ce vaccin confère une protection contre l’infection causée par la bactérie Haemophilus influenzae de type b.
     
  • Le vaccin antipneumococcique conjugué (Prevnar MD) confère une protection contre l’infection causée par les sept types les plus fréquents de Streptococcus pneumoniae, également appelé pneumocoque. Il doit être injecté séparément.
     
  • Le vaccin antiméningococcique C conjugué (Menjugate MD, NeisVac C MD ou Meningitec MD) confère une protection contre les souches du groupe C de la bactérie Neisseria meningitis, également appelée méningocoque. Les souches du groupe C sont en cause dans 30 à 60 % de l’ensemble des cas de méningite à méningocoque et responsables des flambées chez les enfants d’âge scolaire, les adolescents et les jeunes adultes.

Ces trois vaccins sont similaires. L’ingrédient actif du vaccin, qui induit une immunité protectrice, est un sucre complexe, ou polysaccharide, qui constitue la capsule (c’estàdire l’enveloppe extérieure) de la bactérie. Ce polysaccharide est extrait de la bactérie au moyen d’un procédé chimique avant d’être purifié. Il est ensuite combiné chimiquement à une protéine (l’anatoxine tétanique ou une protéine similaire à l’anatoxine diphtérique). Le complexe polysaccharide-protéine est appelé vaccin conjugué. Contrairement au polysaccharide seul, ce vaccin est très efficace chez les jeunes enfants.

* Le vaccin conjugué contre le méningocoque des groupes A, C, Y et W135 (Menactra MD) confère une protection contre les souches des groupes A, C, Y et W135 du méningocoque. Son utilisation est approuvée chez les enfants âgés de plus de deux ans, chez les adolescents et les adultes. Chacun des quatre polysaccharides est lié à une anatoxine diphtérique pour former le vaccin conjugué.

Aucun de ces vaccins ne contient de sang ni de dérivés sanguins. Ils comptent parmi les vaccins les plus purifiés qui existent.

Q. Estil dangereux de recevoir deux vaccins contre la méningite en l’espace de trois ou quatre ans?

R. Non. La revaccination ne présente aucun danger. Elle est même recommandée aux personnes qui se rendent dans des pays où surviennent des flambées. L’intervalle recommandé entre deux vaccinations est de cinq ans. Le seul problème signalé chez une faible proportion de personnes après la revaccination est une fréquence accrue de la douleur et de l’enflure au point d’injection.

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Streptocoques du groupe B [SGB]

Q: I am a GBS carrier and have been told I should get antibiotics during labor. Are there harmful side effects if antibiotics are given during labor?

Q. Je suis porteuse du SGB, j’attends un bébé et on m’a conseillé de prendre des antibiotiques pendant le travail. Y-a-t-il des effets secondaires nocifs associés à la prise d’antibiotiques pendant le travail?
R. L’antibiotique le plus souvent utilisé pour prévenir les infections à SGB chez le nouveauné est appelé ampicilline. Il a été démontré que l’administration de ce produit aux mères porteuses du SGB était le moyen le plus efficace de prévenir une infection grave chez le nouveauné. L’ampicilline est un antibiotique très sûr. Comme il n’est administré que pendant la durée du travail, le nombre de doses administrées est limité et varie de une à quatre. La courte durée du traitement réduit le risque d’effets secondaires chez la mère. Le traitement de la mère réduit quant à lui le risque de transmission du SGB à l’enfant pendant le travail et l’accouchement.

Bien que le risque d’infection grave chez l’enfant né d’une mère porteuse du SGB soit faible, cette infection est si grave quand elle survient que la prévention semble être le choix le plus judicieux, d’autant plus que le risque associé au traitement est très faible, tant pour la mère que pour l’enfant.

Q. L’antibiothérapie pendant le travail prévient-elle toutes les formes d’infection à SGB chez le nouveauné et le nourrisson?

R. Malheureusement non. Dans certains cas, le SGB peut se propager dans le canal génital et envahir le liquide amniotique avant le début du travail. Dès la naissance, le bébé risque d‘être infecté et d’être gravement malade. L’antibiothérapie pendant le travail n’est par ailleurs efficace que contre l’infection à SGB d’apparition précoce, une forme de cette maladie qui se déclare dans la semaine suivant la naissance. Les nourrissons qui sont exposés au SGB et infectés par la bactérie après la naissance ne jouissent pas de la protection conférée par l’antibiothérapie administrée pendant le travail.

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Méningite virale

Q. Ce matin, l’un de mes employés m’a appelé pour m’informer qu’il venait d’être hospitalisé pour une méningite virale. Trois de mes employées sont actuellement enceintes. Sont-elles en danger et doiventelles consulter leur médecin?

R. Les nombreux virus susceptibles de causer une méningite virale ne sont pas très contagieux chez l’adulte. Dans la plupart des cas, l’infection virale occasionne un rhume ou des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe. Seul un faible pourcentage des personnes infectées contractent une méningite, soit environ un sujet sur 100.

Le risque auquel les virus responsables de la méningite virale exposent les femmes enceintes n’est pas plus élevé que celui couru par les autres personnes. Néanmoins, si une femme enceinte est infectée quelques jours avant l’accouchement, le nouveauné risque d’être gravement malade.    

Si une ou plusieurs de vos employées sont sur le point d’accoucher, elles devraient signaler à leur médecin qu’elles pourraient avoir été exposées à un virus qui cause la méningite.

Q. Dans quelle mesure la méningite virale estelle mortelle?

R. La méningite virale est très rarement mortelle. L’infection est généralement symptomatique pendant une ou deux semaines avant de disparaître complètement. La plupart des décès concernent des nouveaunés et des personnes présentant de graves problèmes de santé sous-jacents, surtout des troubles du système immunitaire.
Il arrive parfois que le virus responsable de la méningite gagne le cerveau et provoque ce que l’on appelle une encéphalite. Il s’agit là d’une forme nettement plus grave de la maladie, qui peut causer la mort.

Q. Pourquoi la méningite se déclare-t-elle chez seulement une personne sur six qui contractent le virus?

R. On ignore pourquoi seule une faible proportion des personnes infectées par le virus contracte une méningite. Cette proportion est en fait d’à peine un pour cent pour la plupart des virus responsables de la méningite.

Bien que l’on ignore ce qu’il en est chez l’humain, il semblerait qu’il y ait chez l’animal une prédisposition génétique à la méningite. La première étape de l’infection virale, quelle qu’elle soit, est la fixation du virus à la surface de la cellule. Il doit se fixer à une protéine très spécifique pour pouvoir pénétrer dans la cellule. S’il est incapable de se fixer à la cellule, il ne réussira pas à pénétrer à l’intérieur de celleci et à se multiplier. Selon les résultats d’expériences menées chez l’animal, il semble que chez certains animaux, on ne trouve pas le récepteur de cette protéine spécifique à la surface cellulaire; le virus ne peut donc pas infecter les cellules de ces animaux. Il en va peut être de même pour la méningite virale chez l’humain. Seule une faible proportion de personnes pourraient posséder la protéine réceptrice qui permet au virus de pénétrer dans les cellules de la membrane cérébrale et de causer la méningite.

Q. Existe-t-il un vaccin contre la méningite virale?

R. Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) prévient la méningite et l’encéphalite (une infection du cerveau bien plus grave que la méningite), qui sont causées par les virus responsables de la rougeole et des oreillons. Il n’existe sinon aucun vaccin contre les virus qui sont les causes les plus courantes de la méningite virale.